11h 30. Brême (au nord de l'Allemagne). Rendez-vous à l'église Sankt Johann, une des deux paroisses d'une ville essentiellement protestante. J'ai fait connaissance du groupe d'étudiants de Czestochowa (la ville sanctuaire polonaise) qui a accepté que je suive ses "JMJ en diocèse". J'ai souhaité vivre ces journées comme des jeunes JMJistes.
Aussi, suis-je rapidement pris en main par deux anges gardiens : Magda, 24 ans et Johanna, 23 ans, avec qui nous communiquons en anglais. Depuis mercredi soir, elles sont hébergées chez Evy. Tout un poème : la soixantaine, cette petite dame rigolote n'a pas vraiment le profil de l'Allemande "type". Et pour cause : ses parents étaient chinois d'origine, indonésiens d'adoption et elle a épousé un diplomate allemand. Très impliquée dans les activités caritatives de la paroisse, curieuse comme pas deux, elle s'est tout naturellement proposée pour héberger des jeunes étrangers lors des JMJ. Deux Polonaises squattaient déjà dans son somptueux appartement ; voici la journaliste française !
Vers 23 h 30, épuisée par une balade sous la pluie et plus que rassasiée par les Pflaumenkuchen (succulent gâteau aux prunes) et autres pâtes (à l'indonésienne...), je me couche alors que mes deux "coturnes" terminent leur bagage. Avant de sombrer, je les entends partir à la cuisine et entamer une "papotte" avec Evy. J'appendrai le lendemain matin qu'elles ont parlé jusqu'à 1 h 30 : "De tradition polonaise, de cuisine et de notre foi", résume Evy, impressionnée par la piété de ses deux invitées : "Je suis sûre que le curé les a installées chez moi exprès parce que j'en avais besoin !", conclue-t-elle en éclatant de rire.
Marie-Christine


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