13 heures. A la messe de clôture à Marienfeld, Christille, 20 ans, n’a vu Benoît XVI que de très loin. Mais la jeune Orléanaise s’en moque. Volontaire, longue durée, elle a eu la chance d’être choisie parmi les dix volontaires (deux de chaque continent) pour déjeuner vendredi midi à l’archevêché de Cologne avec le pape. Christille est aux anges.
L’instant marquera sa vie à tout jamais : Elle montre la médaille souvenir que lui a remis le Saint-Père : " Je lui ai dit que sa présence à Cologne était un témoignage de vie, de foi et d’humilité pour les Français, les Allemands et les citoyens du monde entier… C’est un homme chaleureux qui parle parfaitement notre langue, poursuit-elle. Je lui ai demandé ce qu’il avait ressenti au moment de son élection en avril dernier à Rome. Il m’a répondu que sa grande tristesse avait été de ne pas pouvoir saluer en personne chaque personne qui l’acclamait, de ne pas voir leur visage. "
Le 19 avril dernier, quand Le cardinal Ratzinger devint Benoît XVI, je n’ai pas sauté de joie. Au fil de ces JMJ, je me suis aperçu que ce pape était profondément proche des gens, chaleureux, tel que me l’avaient décrit ses proches à Münich, lors d’un reportage que j’avais effectué peu après son élection.
Et puis, surtout, c’est un vrai penseur, un homme qui a lu, médité, un intellectuel au sens « allemand » du terme, moins médiatique, moins charismatique, moins poète et moins théâtral que son prédécesseur mais plus plilosophe et plus thélogien. Devenu numéro 1 du Vatican après avoir été aux ordres sous Jean-Paul II, Benoît XVI peut en surprendre beaucoup.


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