12 h 30
Ce matin, Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et de Lourdes, lors d'une catéchèse auprès de quelque 800 jeunes, a déclaré, ému par la mort de Frère Roger : "On peut prendre cette mort comme un crime, mais c'est aussi un signe. Parce qu'il meurt alors qu'il prie. Parce qu'il meurt le jour où s'ouvrent les JMJ. Parce qu'il meurt en communauté. L'événement est porteur de sens. Ce que Jésus a vécu sur la croix se prolonge aujourd'hui dans l'histoire avec Frère Roger. Si vous voulez être artisan de paix, il faut parfois affronter le risque."
Comme Mgr Perrier, Jean Vanier, fondateur des communautés de l'Arche, maison d'accueil pour les handicapés mentaux, rencontré au détour du Parc des Expositions de Cologne, confie qu'il voit lui aussi dans la mort de son ami Roger, un signe qui n'est pas dû au hasard : " Un grand nombre d'artisans de paix et d'unité (Gandhi et Luther King) sont morts assassinés. Il fallait que Roger soit lui aussi martyr. Car de la mort jaillit toujours la vie. Aujourd'hui, l'important, c'est de voir Taizé comme une lumière. Ce n'est pas de pleurer mais de suivre Roger qui transmettait cette parole d'unité. Il avait un sens des jeunes, il savait leur parler. Il avait aussi un sens des pauvres. Il avait d'ailleurs adopté une petite fille indienne. La seule tragédie de cette histoire, c'est que quelqu'un, une personne, une femme, l'ait assassiné."
Luc


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