17 heures. Sur l’ancien site minier de Marienfeld, à 25 kms du centre de Cologne, le P. Bruno L’Hirondel, 30 ans, prêtre à Conflans Sainte Honorine (Yvelines), attend le pape avec des jeunes de son diocèse.
L’équipe a formé un cercle en poussant des coudes et entament une partie de tarot pour tromper le temps. Pour oublier la fraîcheur atmosphérique, les interminables queues devant les rares stands d’approvisionnement, la promiscuité étouffante et la mauvaise organisation.
800.000 « jmjistes » sont venus partager cette veillée de prière avec Benoît XVI.
Il est 20 heures 15, la « papamobile » se fraie un chemin balisé par les policiers. Le pape par chance passe à 10 mètres des pélerins de Conflans : Les cris fusent : « Be-ne-de-tto !… Be-ne-de-tto ! » Marjorie, 18 ans, laisse éclater sa joie. « Je suis trop contente » Plus loin, Nicolas, Amandine, Serge, Vianney entament une danse effrénée. On allume des bougies.
A 21 heures le pape commence son homélie. Il rappelle l’histoire des mages, premiers saints de la chrétienté : « Chers amis, conclut le Pape, le périple des mages n’est pas une histoire survenue il y a longtemps. Il s’agit d’une présence. Ici devant nous et au milieu de nous »
Le P. L’Hirondel est admiratif. « Le texte est superbe, Benoît XVI est un intellectuel de grande envergure qui sait dire les choses simplement » Seul regret du jeune curé : « J’aurai aimé qu’il s’adresse aux jeunes directement comme le faisait Jean-Paul II ».
Luc


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