J'ai quitté le groupe hier après-midi pour écrire une long article que je dois envoyer à ma rédaction ce matin.
A Belfort, j'ai trouvé un hôtel où j'ai pu brancher mon ordinateur portable. Dans la chambre d'à côté, Nicola Gleischauf, la photographe allemande qui m'accompagne, écrit les légendes des 250 photos qu'elle a prises durant les deux premiers jours.
Photos d'ambiance, portraits, photos de messes en plein air, de culte protestant, de randonnée... Tandis que les clichés défilent sur l'écran de ma consoeur, nous nous efforçons de remettre un nom sur chaque visage photographié. Pas toujours facile de reconnaître les pèlerins.
Voilà les Vietnamiens : Zue, Wang, Shung. Les Congolais : Ekolo et Pakuvu. Une Russe se nomme Sacha. Les lecteurs français vont penser que c'est un homme. Il va falloir ouvrir une parenthèse pour leur expliquer que c'est un diminutif féminin courant en Russie.
Ces visages qui apparaissent sur l'écran me renvoie au moment passé avec chacun d'eux. Les contacts personnels ont été bien plus riches que ceux liés avec des groupes. Les discours collectifs sont souvent faits de mots qui sonnent creux. Mais dès que les brebis quittent le troupeau pour retrouver leur individualité, alors l'échange s'intensifie.
Sans doute le ciel bleu, la beauté des églises romanes, la nature bourguignonne, alsacienne ou allemande, sont propices à la profondeur des échanges.
Il y a deux jours, Assia m'a confié qu'en Bulgarie, son pays natal, elle se focalisait tout le temps sur ses problèmes : "Ici, en écoutant les autres, je m'oublie totalement, me dit-elle. Je suis ailleurs. Loin de ma patrie et de ses conflits. J'ai fait des études de lettres à Sofia. Mon rêve est de devenir écrivain. J'ai appris à ces JMJ que c'est en rencontrant des hommes et des femmes différents de moi que je pourrais réaliser mon rêve : écrire des histoires."
Vers 15 h, la rédaction à Paris m'a appelé : je retourne demain dans la capitale pour rejoindre un autre groupe de pèlerins à Trêve, ville allemande située à 50 km de la frontière.


commentaires passionnants, continuez s'il vous plaît, cela fait découvrir les jeunes et leurs préoccupations,
je prie pour tous ces jeunes que vous rencontrez et pour tous ceux que vous ne pourrez pas rencontrer (faute de temps) (et ils seront des milliers)
je reviendrai sur le site pour vous lire demain
à bientôt
Rédigé par: champigny | 13/08/2005 à 04:12
il n'y a rien eu depuis le 11 août
je comprends qu'avec les 37 heures vous avez des RTT à prendre, un autre journaliste aurait peut-être vous relayer ???
je suis impatiente d'avoir des commentaires
je suis sans doute trop exigente ???
Rédigé par: champigny | 15/08/2005 à 09:08